
2053. Le monde est différent. En overdose numérique. Même les morts font désormais partie du digital. Dominée par l’église numérique de Vatican III, sous l’égide de la Papesse Oranne 1re, la religion n’est pas en reste. Dans ce monde ultra connecté, W3, un hacker de génie, prédit l’effondrement de la civilisation et son plongeon dans l’obscurantisme. Pour sauver l’humanité, il devra convaincre Gabriel, le Croque mort numérique, de s’allier à lui pour éviter le pire. Le charismatique et dangereux Monseigneur Verinas, des scientifiques de tous poils, des hommes de loi omnipotents et des écolos-radicaux déchainés, rien ne leur sera épargné.
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Voir toutes les publicationsNé à Paris en 1979, médecin et chercheur, l'auteur est autant préoccupé que passionné par l'interface spiritualité/numérique, qu'il aime résumer par cette question : "Est ce que Google est Dieu ? Dieu, vous lui adressez des milliards de prières, il ne répond à aucune. Google, adressez lui une requête, vous aurez des millions de réponses".
Gabriel, dit le « croque monde », est le fondateur de Memoriam, une entreprise qui a virtualisé la mémoire des défunts. Avec W3, une sorte de fantôme du plus grand hacker au monde, hologramme et IA douteuse, ils s’unissent pour combattre une religion catholique omniprésente et ses extrêmes.
Des morts qui parlent, des baptêmes à distance, une femme pape, il y a pléthore de bonnes idées dans ce roman. En revanche, elles ne sont pas toujours exploitées de façon suffisamment subtiles à mon goût. À l’instar du récit de la mort de Pasteur, au début, et de ces nouvelles qui ont été insérées dans le roman sous le prétexte qu’elles aient été écrites par W3. Elles ne sont pas sans intérêt, elles méritent d’être lues, mais elles n’ont rien à faire ici. L’histoire de Yosa, jeune chercheur au Caltech qui tente de dénoncer la folie du professeur Hattam, se joue en parallèle et, au fond, n’apporte rien non plus à l’intrigue principale. On dirait que l’auteur a essayé de donner du volume à son roman en diluant quelques-unes de ses nouvelles. Le résultat donne un assemblage plutôt bancal – malhabile ? – qui, malgré tout, se laisse lire sans trop nuire à l’intérêt spéculatif de l’ouvrage.
Bref, j’ai aimé mais j’aurai préféré lire tout ça sous la forme d’un véritable recueil de nouvelles…