
Dans la petite maison du vieux quartier de Hambourg où Axel, jeune homme assez timoré, travaille avec son oncle, l’irascible professeur Lidenbrock, géologue et minéralogiste, dont il aime la pupille, la charmante Graüben, l’ordre des choses est soudain bouleversé.
Dans un vieux manuscrit, Lidenbrock trouve un cryptogramme. Arne Saknussemm, célèbre savant islandais du xvie siècle, y révèle que par la cheminée du cratère du Sneffels, volcan éteint d’Islande, il a pénétré jusqu’au centre de la Terre !
Lidenbrock s’enflamme aussitôt et part avec Axel pour l’Islande où, accompagnés du guide Hans, aussi flegmatique que son maître est bouillant, ils s’engouffrent dans les mystérieuses profondeurs du volcan…
En décrivant les prodigieuses aventures qui s’ensuivront, Jules Verne a peut-être atteint le sommet de son talent. La vigueur du récit, la parfaite maîtrise d’un art accordé à la puissance de l’imagination placent cet ouvrage au tout premier plan dans l’œuvre exceptionnelle du romancier.
S’il fallait résumer à trois livres la colossale bibliographie de Jules Verne écrite dans le registre de la Science-fiction, je citerais Vingt mille lieues sous les mers, De la Terre à la Lune et Voyage au centre de la Terre. Ce sont en tout cas mes trois préférés, ceux qui ont marqué mon adolescence.
Pourtant, au contraire des deux premiers, Voyage au centre de la Terre alignent une somme d’absurdités scientifiques incroyables ! Les champignons géants en sont un symbole des plus marquants. Et pourtant, en se laissant porter par l’intrigue, par ce monde imaginaire et fantaisiste, on se prend à rêver, à voyager aux côtés de nos protagonistes et à vivre le suspense jusqu’à la libération spectaculaire tellement originale et bienvenue que l’on en oublie son côté absurde et irréaliste.
Ce roman dénote donc plus par son côté imaginaire et inventif que scientifique. C’est assez singulier, mais tellement rafraîchissant de la part de Jules Verne.