
Face à un monde qui s’assombrit, une partie de l’humanité a décidé d’éclairer le futur. La Révolution bleue, vaste mouvement de métamorphose, est lancée. Des dizaines de millions de citoyens s’organisent avec enthousiasme à travers la planète pour réinventer la société et donner corps à ce rêve, portés par une irrésistible lumière indigo sortie des profondeurs de la Terre-mère et des songes de l’astronaute Paul Gardner.
Lucy Spencer et Abel Valdés Villazón se retrouvent au cœur de cette vague bleue, qui ne tarde pas à déclencher les foudres de la Chine, prête à tout pour contrôler le grand récit planétaire. Lucy et Abel organisent la résistance. Janie Tyler, leur fille adoptive, découvre alors qu’elle est la clé de cette révolution et que son destin est intimement lié au plus célèbre des livres, Le Petit Prince d’Antoine de Saint-Exupéry, qui contiendrait des indices permettant de remonter vers le Grand Secret de l’Humanité. Une course contre la montre est enclenchée pour sauver notre espèce.
Roman visionnaire, La Petite Princesse nous entraîne dans une épopée aussi haletante que poétique, où l’ombre côtoie sans cesse la lumière. Fondée sur une imposante documentation, cette odyssée entremêle avec maestria les dernières découvertes scientifiques aux sagesses les plus anciennes. La Révolution bleue nous propose une voie inspirante et nouvelle pour réconcilier l’Humanité avec sa planète, ouvrir les cœurs et élever les consciences.
Si j’écoute la raison, ce roman n’est qu’une utopie de plus, pas toujours crédible. Il fait la part belle au côté ésotérique de Gaïa, et je n’ai pas accroché tout de suite, d’autant que le démarrage est long. Pourtant, dans le contexte romanesque, si on accepte le principe de l’homo biospheris, si on se laisse happer par la fiction, par cette musique irrationnelle, tout devient cohérent. Les protagonistes ne sont pas des humains ordinaires, ils sont un fantasme, et l’héroïne du livre, c’est Gaïa, pas l’individu…
En revanche, si j’écoute mon cœur, il vibre à l’unisson avec les valeurs promues par l’auteur. Les références au Petit Prince de Saint-Exupéry m’ont ravi. J’aime l’optimisme qui se dégage de ce roman, j’aime quand il colle avec mes rêves. Je suis toutefois réaliste, ce n’est qu’une belle histoire. Mais elle m’a fait un bien fou.