
Après le grand cataclysme, une nouvelle ère débute. La technologie est au centre de tout et la société est organisée en fonction des corps des métiers. Peu à peu, les tensions entre les peuples s’accentuent. Harrisson, physicien, lutte pour maintenir la paix quitte à détruire l’espèce humaine en la stérilisant.
Avec Les hommes frénétiques (1925), Ernest Pérochon (1885-1942), lançait un stupéfiant cri d’alarme contre une « science sans conscience » dont on commençait à peine alors à mesurer le danger. Chronique impitoyable de la fin de l’humanité, ce roman visionnaire devait marquer les esprits au point de devenir l’un des classiques fondateurs de la science-fiction moderne.
Un roman très particulier où le rôle principal est tenu par l’humanité elle-même. Il y a bien des protagonistes, mais on a parfois l’impression de lire un livre d’Histoire (future!).
Les féériques sont une belle invention de l’auteur et la ressemblance de leur danger avec les armes atomiques est frappante. La folie des hommes décrite ici est tellement actuelle qu’on ne peut qu’espérer que ça reste de la fiction et que ce ne soit pas une prédiction. Une critique à peine voilée pour les scientifiques qui se prennent pour des dieux…
L’écriture est fluide, mais trop générale en ce qui concerne les détails. On reste dans un certain flou. De fait, la lecture m’a paru longuette, jusqu’aux derniers chapitres qui m’ont en revanche littéralement happé. Car j’ai trouvé le dénouement excellent ! Cette nouvelle genèse pleine d’espoir m’a enchanté.
Une bonne surprise finale pour qui a la patience de lire jusqu’au bout.