
Si Zorghol 707 est un extraterrestre fraîchement débarqué, il n’est ni belliqueux ni très malin mais sympathique, peureux et gaffeur. Cet être venu d’ailleurs bien malgré lui, va bouleverser à jamais la vie jusqu’alors bien réglée de Gérard, paisible aubergiste, de sa famille et de tous ceux qui l’approchent. Impossible de résumer cette comédie endiablée, mêlant amour et science fiction, jalousie et espionnage, cuisine et nymphomanie. Sachez seulement que dix personnages truculents, caractériels ou complètement déjantés vont se télescoper, s’affronter et même se transformer grâce ou à cause de Zorghol 707, dans une cascade de situations hilarantes où l’extraordinaire côtoie le burlesque. Les surprises, les gags, les coups de théâtre se succèdent sur un rythme véritablement effréné et tiennent en haleine le spectateur jusqu’à l’ultime réplique.
Une pièce de théâtre très plaisante, divertissante.
Bien que le tout début soit peut-être un peu poussif, le rythme s’accentue dès l’arrivée de l’intrus dans l’auberge et la pagaye qu’il sème malgré lui. C’est drôle, vivant, un peu paillard aussi. On n’a plus le temps de s’embêter.
L’idée de cet extraterrestre qui peut se déplacer de corps humain en corps humain se révèle très bien adaptée à cette pièce qui oscille entre le vaudeville et La soupe aux choux. On ne peut d’ailleurs manquer les autres clins d’œil à de très populaires œuvres de science-fiction, les Men in black et Wonder woman en tête.
On aurait pu craindre un délire sans queue ni tête, mais franchement, j’ai été agréablement surpris par le résultat d’ensemble.