
Moscou, de nos jours.
Deux corps sont retrouvés gelés dans la Moskova. Abigail Lockart, jeune journaliste du Moscow Times, parvient à établir un lien fragile entre cet incident et Nathan Craig, énigmatique PDG de Futura Genetics, entreprise responsable du séquençage du génome humain. Mais l’enquête piétine et les relations qu’entretient le géant de la génétique américaine avec le géant du pétrole russe inquiètent. D’autant plus qu’un mystérieux groupement religieux se mêle à la partie et que d’étranges données sur l’évolution de l’espèce humaine semblent se confirmer. Dans un climat de doute et de suspicion se profilent les contours d’une découverte fantastique.
Beaucoup de points très positifs dans ce roman en forme de thriller scientifique, une sorte de Jurassic park très particulier.
Et un coup de cœur, pour le thème, pour les idées développées et la pédagogie sur un sujet pas toujours évident, la génétique. Le sujet, justement, abondamment documenté, donne à l’intrigue un côté très réaliste à faire froid dans le dos. Où est la frontière avec la science-fiction ? On se le demande.
Le débat créationnisme ou évolutionnisme est habilement abordé, des deux côtés, avec l’argumentation et les failles des uns et des autres. La vision de l’auteur sur l’histoire et la culture soviétique apporte une touche un tantinet caustique à l’ensemble.
En revanche, je n’ai pas été franchement excité par le côté thriller de l’intrigue largement dépassée par les considérations scientifiques. En outre, à mon goût, les personnages sont trop caricaturaux, trop cliché, même les deux protagonistes, Abby et Craig, ont eu du mal à me convaincre. La chute surprend, pourquoi pas, mais laisse beaucoup de portes ouvertes. Trop peut-être. Du coup, au final, il n’y a pas de véritable vainqueur. Si ce n’est la science. Ouf ! l’essentiel est sauf.