Ou comment les ultrariches ont cessé d’errer dans l’espace après avoir fui la Terre

À bord du Space Dragon, vaisseau spatial contenant le dernier espoir de l’humanité, les places sont chères. Seuls les ultrariches ont pu embarquer pour fuir une Terre au bord de l’extinction. Noah a grandi sur le vaisseau en compagnie de son père, seul ingénieur de maintenance autorisé à embarquer. Formée pour prendre sa relève, elle occupe ses journées à travailler et à écouter la musique d’un monde passé avec BINS-42, son IA de compagnie.
Un jour, alors qu’elle assiste malgré elle à une réunion top-secrète avec les quatre têtes pensantes du Space Dragon, Noah apprend l’existence d’un message en provenance de la Terre. L’humanité est loin d’être aussi éteinte qu’on le croyait et cette nouvelle provoque au sein du vaisseau une guerre de pouvoir sans pitié.
À la fois léger et profond, ce court roman se lit comme du petit lait.
Entre humour et caricature du capitalisme débridé, l’auteur nous balade dans l’espace et les errances de l’humanité. Sous ses airs de musique et de dance, il nous divertit en même temps qu’il dénonce l’égocentrisme et les excès des ultrariches.
Le personnage de Noah est tout à fait pertinent, crédible et attachant. Son BINS-42 est déroutant, je ne m’attendais pas à ça. C’est toutefois très cohérent par rapport à l’intrigue, car c’est par lui que s’instille le doute…
Tout n’est pas strictement correct d’un point de vue scientifique, mais qu’importe, le principal est de passer un bon moment de lecture. Et puis, la science-fiction permet ces écarts, et c’est tant mieux ! Il ne doit pas y avoir de codes en SF. L’imaginaire est roi.
Je crois que je ne vais pas en rester là. J’ai noté d’autres livres de cet auteur prometteur qui devraient me plaire. À suivre, donc.