
2173. L’humanité se remet progressivement de la grande migration climatique qui a décimé sa population. Le progrès scientifique est au point mort.
Seule perspective possible : mettre la main sur les gisements d’antimatière qui doivent se cacher quelque part dans l’espace. A cette fin, des mineurs d’espace-temps génèrent des trous de ver pour explorer les strates de l’Univers.
Sara et Slow sont ainsi embarquées dans le module Orca-7131. Mais une avarie improbable transforme cette mission de routine en catastrophe. Une expédition de la dernière chance s’organise alors – une tentative de sauvetage qui va peut-être marquer le retour de la denrée devenue la plus rare : l’espoir.
Cet été, un ami qui connaît bien mes goûts de lecture m’a conseillé cette trilogie. Il l’a adoré !
Alors je n’ai pas hésité. Je l’ai mise en haut de ma pile à lire, et dès que j’ai pu, j’ai téléchargé le premier tome sur ma liseuse.
Dès le début de la lecture, j’ai été pris d’un doute. La mayonnaise ne prenait pas. Le ton léger de l’écriture m’a intrigué. La lecture est assurément très fluide, le thème et les propos très intéressants, les explications techniques, bien que complètement fictives, parfaitement crédibles et cohérentes, mais j’ai eu l’impression que l’auteur essayait d’étaler tous azimuts sa culture, non point inintéressante soit dit en passant. Et puis, cerise sur le gâteau, la catastrophe ! La cause de l’accident du vaisseau spatial m’a sidéré. J’ai commencé à me dire que dans ces conditions, je n’irai peut-être pas plus loin que le premier tome…
Mais je me suis dit que mon ami n’avait pas pu se tromper à ce point. Alors, j’ai repris mon courage, et j’ai continué, pour ne pas avoir de remords. Et bien m’en a pris ! Comme si le roman décollait vraiment à ce moment précis de l’accident. Car ensuite, tout s’enchaîne, et je n’ai plus pu m’arrêter de tourner les pages jusqu’à me retrouver à la dernière pour sauter sans réfléchir sur le téléchargement du tome 2, impatient de me plonger dans la suite ! D’autant que je présage des retournements de situations potentiels qui ne sont pas pour me déplaire.
Pourquoi ce changement subit ? Peut-être me suis-je accoutumé au style de l’auteur et son humour subtil et voilé. Peut-être ai-je fini par m’attacher à ses personnages très ordinaires et très proches. Peut-être s’est-il juste concentré sur l’intrigue un peu tard à mon goût. En fait, je ne l’explique pas bien.
Mais en définitive, peu importe, je suis conquis maintenant. Et c’est l’essentiel.
À suivre, et à bientôt, donc !