
Un virus se propage dans le monde : hommes et animaux régressent et l’on voit réapparaître les mammouths et l’homme erectus. Faut-il les protéger ou s’en protéger ?
Et soudain l’humanité se mit à régresser…
À Richards Bay, en Afrique du Sud, c’est le choc. Un homme s’est métamorphosé. Il arbore des mâchoires proéminentes, est couvert de poils, ne parle plus. Bientôt, à New York, Paris, Genève, des Homo erectus apparaissent en meutes, semant la panique dans la population. De quel virus s’agit-il ? Que se cache-t-il derrière cette terrifiante épidémie ?
Une scientifique française se lance dans une course contre la montre pour comprendre et freiner cette régression de l’humanité. Partout, la question se pose, vertigineuse : les erectus sont-ils encore des hommes ? Faut-il les considérer comme des ancêtres à protéger ou des bêtes sauvages à éliminer ?
J’ai un sentiment très mitigé après la lecture de ce roman captivant et trépidant. Le thème m’a littéralement happé, les développements scientifiques et les débats sur la cohabitation des deux espèces humaines m’ont passionné. L’intrigue en général est plutôt bien construite et crédible.
En revanche, les personnages, sans parler de leurs relations amoureuses convenues, ne m’ont pas accroché, trop haut placés ou surdoués, trop parfaits, beaux et intelligents. Difficile de se reconnaître en eux. Bref, des caricatures de best-sellers !
En outre, la séparation finale entre Anna et Yann m’a déçu. J’aurais peut-être préféré lire une fin plus douce entre eux, en forme d’appel de la Nature, ou à la Tarzan… ou alors une conclusion carrément plus tragique pour l’humanité.
En fait, j’ai le sentiment qu’une idée excellente a été gâchée pour la packager dans un objet commercial passe-partout, vendeur. Je dois admettre que ça a marché étant donné le succès en librairie et les tomes suivants. Mais je trouve qu’il manque une âme à ce roman.