
Ils approchèrent les bêtes de moi, pour leur permettre de me renifler.
Elles avaient senti mon sang, et en devenaient folles : Elles tiraient sur leurs laisses, grondantes, crachantes, frénétiques. Les crocs blancs mouillés scintillaient dans le jour naissant. Les gardes, arc-boutés, talons plantés en terre, les retenaient à pleins bras.
Je ne reculai pas d’un pouce. La curée n’était pas pour tout de suite.
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Éliane Taïeb, née Grimaître en 1929 à Paris et morte en 1985 (à 55 ans) à Chaville, plus connue sous ses pseudonymes de Gilles Thomas ou Julia Verlanger, est une écrivaine française de science-fiction.
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En lisant ce roman, je me suis longtemps demandé pourquoi il avait été publié dans la collection « Anticipation » de Fleuve Noir. De prime abord, avec son ambiance féodale, ses êtres végétaux et ses hommes verts, il s’apparente davantage au registre de la Fantasy qu’à celui de l’anticipation. Il y avait bien en toile de fond cette légende sur l’origine des hommes blancs venus d’un lieu lointain, qui résonne comme un prétexte, mais rien de précis. N’étant pas grand fan de Fantasy, j’ai failli arrêter la lecture, mais j’ai tenu, parce que le roman est court et que l’histoire était plutôt prenante et bien écrite. Et bien m’en a pris ! Car le dénouement, trop rapide à mon goût, a malgré tout tenu ses promesses et m’a réconcilié avec le livre. Quand je relis le titre, maintenant, je souris. Soltrois… J’aurais dû m’en douter.
Il y a des personnages peut-être un peu trop caricaturaux, comme les méchants oncle et tante, mais la passion du jeune Seigneur blanc Jellal pour sa Dame Verte est des plus plaisantes.
Bref, une lecture divertissante et efficace pour s’évader.