
Mandchourie, en l’an 2213 : la ville de Ha Rebin dresse des tours de huit kilomètres de haut dans un ciel jaune de pollution. Dans les caves grouille la multitude des damnés de la société, les suburbains. Une maladie qu’on croyait éradiquée réapparaît. Cmatic est chargé par une transnationale d’enquêter sur trois cas. Une adolescente étrange le conduira à travers l’enfer d’un monde déliquescent, vers ce qui pourrait être un rêve d’immortalité. Mais vaut-il la peine d’être immortel sur une Terre en perdition ?
Prix Rosny Aîné 2005
Prix Bob Morane 2006
Grand Prix de l’Imaginaire 2007
Prix du lundi de la SF française 2007
Je découvre les mondes imaginaires de Catherine Dufour avec ce roman sombre et palpitant. Et franchement, je ne suis pas déçu. Malgré une intrigue un peu compliquée (d’ailleurs les protagonistes eux-mêmes avouent ne pas tout comprendre…), pas toujours linéaire (on a l’impression de lire deux romans différents en un), l’écriture reste fluide, et les différentes perspectives de narration sont intelligemment agencées.
Dans cette dystopie high tech aux parfums vaudou, le thème de l’immortalité n’est qu’un prétexte pour dépeindre au scalpel la sordide condition humaine, et cette envie de vivre malgré les pires des aléas.
Une première lecture dont le « goût » me donne envie d’explorer plus loin les univers de l’auteure.