
L’Histoire comique des États et Empires de la Lune est un conte initiatique relatant un voyage imaginaire sur la lune. Prétexte à une satire de son temps, ce texte fut écrit par Cyrano de Bergerac vers 1650 et publié par son ami Henry Le Bret, deux ans après sa mort survenue le 28 juillet 1655. Au début de l’histoire Cyrano tente de rejoindre la Lune à l’aide de fioles remplies de rosée. L’essai est non concluant et il tente ensuite de s’y rendre grâce à une machine à fusée et cela réussit. Juste avant son départ, il avait rencontré M. de Montagny et parlait avec lui de l’héliocentrisme, des mouvements de la Terre, de la pluralité des mondes et de l’univers infini. Lors de son atterrissage sur la Lune, il arrive au Paradis terrestre, il rajeunit et redevient un adolescent de 14 ans. Il y rencontre Élie, Adam & Ève, Enoch et Achab. Pour cause d’irréligion, il est exclu du paradis et vole une pomme de l’Arbre de Science. Il rencontre ensuite des Séléniens et parle avec le Démon de Socrate des Solariens (les habitants du Soleil). On découvre le mode de vie lunaire. La nourriture des Séléniens est la fumée et la monnaie d’échange de la Lune est le poème. Il faut également savoir que les Séléniens marchent à quatre pattes et trouvent incongru que Cyrano marche sur 2 jambes…
Écrit vers 1650, ce livre est considéré comme le premier de science-fiction française, voire mondiale. De proto-science-fiction, devrais-je dire, puisque le genre science-fiction n’existait évidemment pas à l’époque.
J’ai trouvé le récit assez confus, et le vieux français n’aide pas vraiment à la fluidité de lecture.
L’auteur raconte un voyage extraordinaire qu’il a fait par la voie des airs jusqu’à la Lune, où il rencontre des habitants qui ont des coutumes assez proches de celle de la Terre, mais en plus « moderne ». Par l’entremise de son conte imaginaire, il en profite pour faire une satire de son époque, notamment avec des propos subversifs, contraires aux pensées établies et religieuses de son temps.
Ses moyens d’envol sont des plus farfelus : des fioles remplies de rosée, puisque la rosée est attirée par le soleil, ou encore une machine à fusées et de la moelle de bœuf…
En conclusion, la lecture est ardue, mais n’est pas dénuée d’intérêt par l’aperçu qu’elle donne sur les débats et les connaissances scientifiques, certes très approximatives, de l’époque.
À lire plutôt pour sa culture générale, comme le précurseur ultime, mais en ce qui concerne l’intérêt littéraire ou romanesque, bof, passer votre chemin.